mode

S’il est une décennie qui a marqué la mode dans le monde, c’est bien les années 70. Un renouvellement important des grands créateurs et l’arrivée de jeunes stylistes de talent ont fait évoluer rapidement et fondamentalement la mode en France…

Les techniques commerciales se sont modifiées pour accéder à tous les budgets… Les industriels ont fait évoluer leurs procédés de fabrication pour faire face à la demande… Et les défilés traditionnels ont fait place à des mises en scène et spectacles plein de créativité… On y présente les dernières créations qu’il s’agisse de haute couture ou de prêt-à-porter, d’accessoires ou de matières, de sac à main, de chaussure, de ceintures, de chapeaux…

La naissance des défilés de mode nouvelle génération

C’est pour promouvoir le travail de ses poulains que “Créateurs et Industriels” organise sous la férule d’Andrée Putman, égérie parisienne de la mode, bras droit et muse de Didier Grumbach, des défilés-spectacles, premiers du genre. Ces mises en scène, lumières et musique de vêtements présentés par de jeunes et jolies filles constituent bientôt de véritables shows.

Le choix de l’insolite

Organisés dans des lieux généralement choisis pour leur insolite, ils marquent une nette rupture avec les conventions du genre. Entre 1971 et 1973, la mode des créateurs aura de fait consommé son divorce avec la haute couture. Mais aussi pris ses distances avec les divers salons du prêt-à-porter traditionnels. Plus rien, plus jamais, ne sera comme avant.

Regroupement de la haute couture et du prêt-à-porter

À la fin des années soixante-dix, les pôles antagonistes de la couture et du prêt-à-porter de la création vont opérer le regroupement de leurs forces. Elles se révéleront parfaitement complémentaires au sein de la chambre syndicale du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode. Laquelle, dans un calendrier commun, orchestre depuis, en octobre et en mars, une grosse semaine de défilés. Ils attirent à Paris des milliers de journalistes et d’acheteurs, autour d’une centaine de présentations.

C’est cette manière d’envisager la mode chaque saison qui s’affirme en véritable institution au cours des années quatre-vingt. Dispositif difficilement mise en place à Paris au cours des seventies,